Marie-Antoinette (mémoires sur)

série: Histoire (Révolution)
éditeur: Nelson
auteur: Campan madame
classement: biblio2C
année: sd
format: cartonné
état: TBE/N
valeur: 5 €
critère: **
remarques: mémoires sur la vie de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre,
la copie de la jaquette 1er plat est inclus dans la page de garde

pour plus d'information sur Marie-Antoinette, on peut consulter les 2 sites:
- le forum de Marie-Antoinette, sa vie, son siècle
marie-ntoinette.forumactif.org
- le boudoir de Marie-Antoinette
maria-antonia.forumactif.com

Information (Mme Campan)
née à Paris en 1752, décédée en 1822 à 70 ans,
Madame Campan entre à la Cour à quinze ans
et devient lectrice des filles cadettes de Louis XV,
dotée d'un tempérament vif et déterminé,
elle est nommée en 1774 première femme de chambre de Marie-Antoinette
qu'elle servira jusqu'en 1792,
attentive, observatrice, intelligente, Madame Campan partage non seulement
l'intimité de la reine, mais aussi de nombreux secrets d'État,
des fastes de Versailles à la fuite à Varennes,
elle se trouve aux premières loges d'événements
qui s'apprêtent à bouleverser la France et l'Histoire,
sur un ton inimitable, bienveillant ou virulent,
Madame Campan raconte ce qu'elle voit, ce qu'elle entend, ce qu'elle sait:
un trésor inépuisable de vérités et de détails, grâce auquel ses Mémoires
demeurent un témoignage unique sur l'Ancien Régime, la Révolution,
la vie quotidienne et la personnalité de Marie-Antoinette

elle survivra à la Révolution et sera nommé en 1805 par Napoléon
directrice de la maison d'éducation pour la légion d'honneur

chapitre 1
-description de Louis XV (1710-1774) et de sa cour,
épouse en 1725 Marie Leszczynska (1703-1768)
les mesdames = ses huit filles dont
Adélaïde, Louise et Victoire décrites par Mme Campan
- trois fils dont Louis de France, dauphin du Viennois
est l'aîné des fils du roi Louis XV de France et de Navarre,
mort avant son père, il ne fut jamais roi,
mais il est le père de trois derniers rois de France:
Louis XVI, Louis XVIII et Charles X
- description aussi de Mme du Barry,
maîtresse de Louis XV à la fin du règne


chapitres 2 et 3
- la jeunesse de Marie-Antoinette et son départ pour la France
- la comtesse Noailles, appelée Mme Etiquette

n.b. Anne Claude Louise d'Arpajon, par mariage comtesse de Noailles (1729-1794),
recueille l'archiduchesse Marie-Antoinette à son arrivée à Strasbourg,
elle sera sa dame d'honneur jusqu'en 1775,
la comtesse de Noailles paraît raide et peu chaleureuse face à la dauphine
qui voit en elle une nouvelle gouvernante,
elle sera appelée par Marie-Antoinette Mme Etiquette
lorsque la jeune femme, hilare, tombe de sa monture à l'occasion d'une course d'ânes,
elle propose, par dérision, de faire demander à Sa dame d'honneur
la marche à suivre pour une princesse qui se retrouve dans une telle position

en 1775, le couple Noailles quitte Versailles,
la comtesse reste toutefois dévouée à la monarchie sous la révolution,
le couple est arrêté en 1792 et transféré au Luxembourg,
traduit devant le Tribunal révolutionnaire
et exécuté le 27.6.1794 (9 messidor An II),
elle avait soixante-six ans

l'abbé de Vermond
Mathieu-Jacques de Vermond dit l’abbé de Vermond (1735-1806),
fut le précepteur à Vienne puis le lecteur de la reine Marie-Antoinette
au château de Versailles de 1770 à 1789 et son secrétaire du cabinet

docteur en Sorbonne et bibliothécaire de la bibliothèque Mazarine,
il fut, par la protection de Loménie de Brienne,
envoyé à Vienne auprès de l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche
(fiancée à Louis XVI) pour la perfectionner dans la langue française,
il y gagna la confiance de son élève
et resta auprès d'elle après son arrivée en France,
il fut son confident intime, fit porter son protecteur Loménie
à la présidence du conseil, et joua un grand rôle dans l'affaire du collier

pourvu de bénéfices, il fut le dernier abbé de l'abbaye de Cherlieu,
en 1789, il s'enfuit à Valenciennes, puis à Coblenz et à Vienne, où il mourut,
les mémoires du temps le peignent comme un intrigant

son frère, Charles-Toussaint de Vermond, conseiller d'État,
membre de l'Académie royale de chirurgie,
fut l'accoucheur de Marie-Antoinette

le débotté du roi
lorsque le roi est de retour de la chasse, ou de la promenade,
il trouve à sa chambre les officiers de sa chambre et de sa garde-robe
qui lui changent les habits dont il a besoin,
et font les mêmes fonctions qu'au lever du roi:
un valet de chambre tire la botte du pied droit,
un valet de garde-robe celle du pied gauche

chapitres 4 et 5
- mort de Louis XV (10.5.1774) suite à la petite vérole qui entraîna avec Louis XV
la mort d'une cinquantaine de personnes parmi la cour

n.b. Louis Nicolas Victor de Félix d'Ollières, comte du Muy (1711-1775)
est un militaire et homme d'État français;
ancien menin (gentilhomme) du dauphin Louis et membre du parti dévot,
il lui était resté si attaché qu'il demanda à être enterré à ses pieds
en la cathédrale Saint-Étienne de Sens,
ce trait était bien fait pour plaire à Louis XVI;
aussi Maurepas le fait-il nommer secrétaire d'État à la Guerre le 5 juin 1774,
il est élevé à la dignité de maréchal de France le 24 mars 1775
mais meurt peu de temps après des suites d'une opération de la pierre

- l'accession de Louis XVI fut au début bien vu par un peuple plein d'espoir
- origine de l'affaire du collier:
en 1771, Paul Bassange et Charles Boehmer, joailliers de la Couronne de France,
établissent leur commerce Place Vendôme, à Paris, où ils prospèrent par leur réputation,
maîtres artisans possédant l’estampille royale,
ils oeuvrent principalement
pour la cour, à Versailles, et créent
des bijoux pour les grandes familles de la noblesse française

- à la cour, les coiffures deviennent de plus en plus extravagantes,
c'était un échafaudage de gazes, fleurs et plumes
>> p. 71 à 74 l'étiquette absurde à la cour
>> p. 78 l'histoire du masque de fer comme racontée par Louis XVI qui l'étudia

- la critique fait par certains nobles à Marie-Antoinette:
qu'elle avait conservé son coeur autrichien
>> p. 88 description de Louis XVI

chapitre 6 et 7
>> p. 92 les parties de traineau en hiver
>> p. 104 les jeux dont on s'amusait à la cour de Louis XVI:
la guerre panpan (?), colin-maillard, descampativos (absences furtives)
- Marie-Antoinette s'intéressait surtout à la musique et aux musiciens (Gluck)
mais pas à la peinture
>> p. 112/113 les amusements de la reine (les bals à l'Opera)

- un des plus grands ennemis de Marie-Antoinette à la cour: le duc de Lauzun
= Armand-Louis de Gontaut Biron (1747-1793 mort guillotiné),
il aurait joui quelque temps des faveurs de Marie-Antoinette
- durant cette période, de nombreux pamphlets (satires) infameux circulent
concernant la reine
- survivancière = celle qui a la survivance d'une fonction, qui en hérite,
après le décès de la personne en charge de cette fonction

- la comtesse d'Artois est membre de la famille royale de France
comme épouse de Charles-Philippe de France, comte d'Artois,
plus tard Charles X, dernier petit-fils de Louis XV et de Marie Leszczynska
(Louis XVI étant le premier)

- la comtesse Jules = Yolande Martine Gabrielle de Polastron,
comtesse puis duchesse de Polignac (1749-1793 morte en exil à Vienne),
amie et confidente de la reine Marie-Antoinette,
elle est l'un des personnages les plus emblématiques de la cour royale,
extrêmement impopulaire en France, la duchesse est également l'une des figures
les plus détestées de la Révolution française,
archétype de l'aristocratie décadente et oisive de l'Ancien Régime

- chevalier d'Eon = Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée
d'Éon de Beaumont, (1728-1810 mort à Londres)
est un diplomate, un espion, un officier et un homme de lettres français,
il est resté célèbre pour son goût prononcé pour le travestissement,
cela peut expliquer que l'on présente encore dans certains écrits
son identité sexuelle comme une énigme historique, en effet, un collège de médecins
peut constater à l'autopsie qu’il était doté d’attributs masculins normalement constitués,
même si un autre examen, effectué non dévêtu de son vivant,
était arrivé à la conclusion opposée,
c’est l’un des personnages les plus brillants et les plus contradictoires
du XVIIIème siècle: il vit habillé en homme pendant quarante-neuf ans
et en femme pendant trente-deux ans, il aime la fête et la bonne chère
et il écrit des essais sur des sujets divers et précis;
Charles d'Éon est recruté dans le secret du roi, ce cabinet noir, créé par Louis XV,
est considéré comme la première structure de services secrets vraiment organisée
et pérenne (qui dure longtemps) en France,
elle mène une politique étrangère parallèle à la diplomatie officielle
et parfois très différente de cette dernière,
le chevalier d’Éon est donc considéré comme un des premiers espions français


chapitre 8
- visite du frère de la reine: Joseph II, comte de Falkenstein
- le 11.12.1778, la reine met au monde une petite fille, ce sera Marie-Thérèse
- 1780 mort de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche
- le 22.10.1781 naissance de Louis-Joseph, de santé fragile, meurt en 1789,
le dauphin Louis XVII naîtra en 1785

n.b. Joseph-Marie-François de Lassone (1717-1788) est un médecin français,
premier médecin du roi Louis XVI, il a été aussi médecin
des reines Marie Leszczynska et Marie-Antoinette

>> p. 153 description des jardins de Versaille
- le château Petit Trianon, appelé aussi le château des femmes,
il est offert par Louis XVI, dès son avènement,
à sa jeune épouse Marie-Antoinette qui lui donne son empreinte,
elle se sent à son aise dans cette atmosphère florale qu'elle a désirée
- octobre 1776, retour de Benjamin Franklin à Paris
afin de servir d'ambassadeur officieux des États-Unis en France,
rencontre avec Marie-Antoinette qui l'apprécie beaucoup
- 1782 visite de plusieurs souverains européens à Versaille

chapitres 9,10 et 11
- selon Mme Campan, Marie-Antoinette n'était pas dépensière à outrance,
mais donnait même sur sa cassette privée pour le secours des indigents

- Louis XVI avait l'intention de quitter Versailles (qui devait être restauré)
et avait fait l'acquisition de Saint-Cloud
n.b. le 24.10.1784, le château de Saint-Cloud est acquis par Louis XVI
pour la reine Marie-Antoinette,
Louis XVI avait pour visée d'y établir la famille royale et la cour
dans la perspective de travaux d'envergure à venir au château de Versailles
à partir de 1790

>> p. 189 l'affaire du barbier de Séville et du mariage de Figaro,
opéras créés par Beaumarchais et la défense du roi (lettre de cachet)
de ne pas autoriser ces représentations
parut une atteinte à la liberté publique

chapitre 12
- l'affaire du collier comme racontée par Mme Campan,
par l'entremise du cardinal de Rohan qui avait été trompé
par de faux billets signés au nom de la reine,
le cardinal s'engagea à acheter le collier de diamants au joaillier Boehmer
(une somme de 1,6 millions de livres),
le cardinal de Rohan, sans être coupable, fut donc mêlé à cette affaire à son insu,
abusé aussi par une certaine comtesse La Motte-Valois,¨
tous deux furent arrêtés, la comtesse exécutée, le cardinal fut relâché
par manque de preuves (il parvint à faire brûler tous les documents compromettants),
mais dût s'acquitter du règlement du collier

n.b. Jeanne de Valois-Saint-Rémy (1756-1791), lointaine descendante
d'un bâtard du roi Henri II, est célèbre pour son rôle dans l'escroquerie
dite de l'affaire du collier de la reine,
elle est également connue sous le nom de comtesse de La Motte par son mariage
avec Nicolas de La Motte et sous celui de comtesse de La Motte-Valois
par usurpation de titulature nobiliaire
>> voir information pour le compte-rendu de l'affaire du collier

heiduque = a) fantassin de la milice hongroise b) domestique vêtu à la hongroise

>> p. 209 l'opinion confirmée par le temps est que le cardinal
avait été entièrement dupé par la femme La Motte et par Cagliostro (?),
le roi pouvait être dans l'erreur en le croyant complice
dans cette misérable et coupable intrigue,
suite à cette affaire, la réputation de la reine fut néanmoins entâchée

chapitre 13
- la position de l'abbé de Vermond prend de l'importance
n.b. Mathieu-Jacques de Vermond dit l’abbé de Vermond (1735-1806),
fut le précepteur à Vienne puis le lecteur de la reine Marie-Antoinette
au château de Versailles de 1770 à 1789, et son secrétaire du cabinet,
docteur en Sorbonne et bibliothécaire de la bibliothèque Mazarine, il fut,
par la protection de Loménie de Brienne,
envoyé à Vienne auprès de l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche
(fiancée à Louis XVI) pour la perfectionner dans la langue française,
il y gagna la confiance de son élève et resta auprès d'elle après son arrivée en France,
il fut son confident intime, fit porter son protecteur Loménie à la présidence du conseil
et joua un grand rôle dans l'affaire du collier

pourvu de bénéfices, il fut le dernier abbé de l'abbaye de Cherlieu,
en 1789, il s'enfuit à Valenciennes, puis à Coblentz et à Vienne, où il mourut,
les mémoires du temps le peignent comme un intrigant;
son frère, Charles-Toussaint de Vermond, conseiller d'État,
membre de l'Académie royale de chirurgie, fut l'accoucheur de Marie-Antoinette

- ouverture des états généraux le 4.5.1789, démêlés avec Mirabeau
n.b. Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791),
est un écrivain, diplomate, journaliste et homme politique français,
figure de la Révolution, surnommé l'orateur du peuple et la torche de Provence,
il reste le premier symbole de l’éloquence parlementaire en France,
bien que membre de la noblesse, il se distingue en tant que député du tiers état
aux états généraux, fort aimé par les révolutionnaires,
son corps est transporté au Panthéon à sa mort,
mais la découverte de ses relations secrètes avec la royauté retourne l'opinion
et sa dépouille est retirée du mausolée dont il était le premier occupant

>> p. 219 l'histoire de la chambre des diamants
n.b. les joyaux de la couronne de France,
la pièce la plus célèbre est le diamant blanc le Régent,
ces joyaux étaient conservés dans la chambre des diamants à Versailles

- de mauvaises rumeurs sur le roi et surtout sur la reine commencent à circuler,
on reproche à la reine de trop s'immiscer dans les affaires d'Etat

- cette même année 1789 voit la mort du dauphin suite à une maladie mortelle,
son frère qui sera appelé Louis XVII devient le successeur de la couronne

chapitre 14
- la soi-disante trahison de Necker qui aurait abandonné le roi
lors des insurrections du 11, 12 et 14 juillet
- le mécontentement du peuple s'adresse aussi au frère du roi, le comte d'Artois
- le 16 juillet, le roi et sa famille quittent Versailles pour s'installer à Paris
sous la pression du peuple
- plusieurs membres de l'entourage du roi émigrent
(dont le comte d'Artois = le futur Charles X,
son frère était le comte de Provence = Louis XVIII)
- le roi est obligé de porter la cocarde aux trois couleurs
>> p. 232 la phrase de M. Bailly: "Henri IV avait conquis son peuple
et maintenant c'est le peuple qui avait reconquis son roi"

chapitre 15
- le décret du 4 août qui abolissait tous les privilèges
- le roi et sa famille sont au Louvre les prisonniers du peuple
- la haine du duc d'Orléans contre la famille royale,
le duc fut malgré tout guillotiné en 1793
n.b. Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres, puis duc d’Orléans (1747-1793),
dit Philippe Égalité après 1792, mort guillotiné à Paris le 6 novembre 1793,
il descendait en ligne masculine du régent Philippe d’Orléans et du roi Louis XIII,
en 1780, le roi lui refuse la permission de faire partie du corps expéditionnaire
de Rochambeau qui part pour l’Amérique

il est lié un temps au comte de Mirabeau et espère,
sinon usurper le trône de Louis XVI,
du moins être nommé lieutenant général du royaume
ou assurer une fonction de régence,
il votera la mort de son cousin Louis XVI,
il s'oppose aussi au vote de l'amendement Mailhe pouvant sauver le roi,
il assiste en personne dans un cabriolet posté sur le pont de la Concorde,
à l'exécution de Louis XVI;
accusé de complicité avec le général Dumouriez qui s'oppose à la République,
il devient suspect aux yeux des Montagnards
et est condamné à mort le 6 novembre 1793

chapitre 16
>> p. 258 l'affaire de la condamnation du lieutenant Favras, février 1790
- Louis XVI ne voulait pas trop s'afficher avec les émigrés,
car il pensait que lors d'un éventuel retour de ceux-ci, il devrait être leur obligé

chapitre 17
- tentative d'assassinat sur la reine par empoisonnement,
septembre 1790 insurrection à Nancy
- M. de La Fayette se comporte quelque peu de façon ambigu
>> p. 282 le serment exigé des prêtres par la constitution civile du clergé
avait amené dans l'Eglise de France une division
- mort de Mirabeau

chapitre 18
- préparatifs pour le départ du roi et de sa famille dont la fuite fut arrêté à Varennes,
ceci grâce à la délation de la femme garde-robe de la reine
- les femmes du peuple qu'on appelait les poissardes = marchandes (de poissons aussi)
- à partir de cette fuite manquée, les mesures pour garder le roi furent renforcées
- après la fuite du roi, les cheveux de la reine, en une seule nuit,
étaient devenus blancs comme ceux d'une femme de 70 ans (blanchis par le malheur)

chapitre 19
- le 14.7.1791 acceptation de la constitution,
l'Assemblée législative avait alors remplacé la Constituante
- aux exclamations de "vive le roi" succédaient celles de "vive la nation"

>> p. 308 le titre de la représentation d'opéra "la coquette corrigée"
qui s'adressait probablement à la reine
- tout était fait maintenant pour nuire à la reine
et même sa confidente Madame Campan était menacée
>> p. 313 le code secret utilisé par la reine pour sa correspondance avec l'étranger

>>p. 322 l'Angleterre (Pitt) ne contrait pas particulièrement la révolution,
car elle contribuait à affaiblir la flotte française,
toutefois Pitt ne veut pas laisser périr la monarchie française

chapitre 20
- juin 1792, la garde nationale avait remplacé celle du roi,
le peuple demande maintenant la tête du roi et de la reine

n.b. Antoine-Pierre-Joseph-Marie Barnave est un homme politique français
(1761-1793 mort guillotiné),
lors de sa tentative de fuite (21/22.6.1792), Louis XVI est arrêté à Varennes,
Barnave est envoyé par l’Assemblée, en compagnie de Pétion et de Latour-Maubourg,
pour ramener la famille royale à Paris,
les trois députés rejoignent la berline royale au lieu-dit du Chêne fendu,
sur la commune de Boursault

pendant les trois jours que dure le voyage de retour, Barnave est touché
par les malheurs de Marie-Antoinette, il entame avec elle une correspondance secrète
par l’intermédiaire du chevalier de Jarjayes,
il rejoint alors les monarchistes constitutionnels du club des Feuillants,
ce qui lui vaut la haine du peuple parisien et des jacobins
lesquels dénoncent "Barnave noir derrière, et blanc devant",
le 15.7.1791, il exhorte le roi, par l’entremise de sa correspondance
avec Marie-Antoinette, à se rallier sincèrement à la Constitution,
à condamner les menées des émigrés et obtenir de l’Empereur, frère de la reine,
la reconnaissance du nouveau régime

une correspondance des plus compromettantes pour lui est découverte
dans l'armoire de fer du cabinet du roi au palais des Tuileries,
il est condamné à mort et guillotiné le 29.11.1793

>> p. 341 l'armoire de fer où le roi conservait ses documents secrets
- le roi est contraint de porter un plastron sur la poitrine pour se protéger

chapitre 21

n.b. Jérôme Pétion de Villeneuve (1756-1794)
est un avocat
et un révolutionnaire, maire de Paris de 1791 à 1792,
à cette époque, il se heurte à Robespierre avec lequel il rompt au début de novembre
et s’allie aux Girondins, peu après il tente de soulever la Normandie contre la Convention,
il est arrêté et guillotiné le 25.7.1794, quelques jours avant la chute de Robespierre

>> p. 347 Louis XVI n'était pas lâche mais il a peur du commandement
et craint plus que toute autre chose de parler aux hommes réunis
- la terrible nuit du 10.8. 1793
>> p. 357 les sanguinaires marseillais

- pour sauver sa vie, le roi consent à se rendre à l'Assemblée, mais
après son départ, ce sera le massacre des gardes suisses aux Tuileries
>> p. 361 les chevaliers du poignard = les derniers fidèles du roi
>> p. 367 si la reine eût été dès son arrivée en France l'objet des soins
et de la tendresse d'un prince imposant et sévère,
elle n'eût fait qu'ajouter à l'éclat de son règne

>> un livre de mémoires tout à fait d'intérêt,
particulièrement les derniers évènements avant la mort des souverains,
comme raconté par Madame Campan,
sont empreints d'un sens d'honneur et de véracité

Information, l'affaire du collier
selon la biographie de Madame de La Motte
qui devint la maîtresse du cardinal de Rohan,
elle avait fait courir le bruit qu'elle avait les faveurs de la reine
et réussit à redonner espoir au cardinal qui faisait depuis longtemps en vain
le siège de Marie-Antoinette pour obtenir un évêché,
or la reine le tenait en piètre estime et l'évitait

à la même période, le bijoutier Charles Boehmer essayait de vendre au roi
un magnifique collier de diamants qui avait été à l'origine fabriqué
pour Madame du Barry et dans lequel il avait investi beaucoup d'argent,
risquant la faillite s'il ne trouvait pas preneur,
après plusieurs démarches infructueuses, il en était arrivé à la conclusion
que seul le roi de France serait en mesure de verser la somme qu'il demandait,
mais Louis XVI, conscient de l'aspect déraisonnable de cet achat
à une période où les caisses de l'État étaient vides, avait refusé

la comtesse, avec l'aide de son mari et de son amant, saisit cette occasion
pour obtenir de l'argent, Rétaux de Villette, maître-faussaire,
écrivit des lettres signées de la reine, prétendant qu'elle désirait le collier,
mais savait que le roi jugeait l'achat déraisonnable,
elle demandait donc au cardinal d'avancer la somme nécessaire
contre la satisfaction de ses demandes;
Jeanne de La Motte était désignée comme intermédiaire,
le bijoutier aussi fut contacté et il lui fut demandé de remettre le collier
à Jeanne pour la reine, un rendez-vous nocturne fut arrangé
où le cardinal fut présenté à un sosie de Marie-Antoinette,
une prostituée nommée Nicole Leguay,
et apprit qu'il était de nouveau en faveur

le collier entre ses mains, le comte de La Motte se dépêcha de vendre les diamants
à Paris et à Londres, l'affaire ne fut révélée qu'au moment de l'arrestation du cardinal,
la comtesse de La Motte, Rétaux de Villette,
Nicole d'Oliva et Joseph Balsamo dit Cagliostro
(un mage auto-proclamé qui avait aidé la comtesse en persuadant
le cardinal d'acheter le collier) furent tous arrêtés,
le comte de La Mottes'enfuit à Londres

le roi et la reine souhaitèrent un procès public, pour expliquer cette décision,
jugée folle par les historiens du passé car le couple royal n'était pas directement impliqué,
le romancier Claude Manceron a suggéré qu'il se serait surtout agi de mettre fin
aux rumeurs faisant de Jeanne la maîtresse de la reine,
en effet, comment le cardinal, qui connaissait très bien la cour
et n'avait pu manquer de remarquer que la reine ignorait en public Jeanne de La Motte,
avait-il pu croire que Marie-Antoinette l'avait chargée de négocier l'achat du collier?
selon cette hypothèse, le cardinal aurait pu être persuadé
que les deux femmes avaient une relation homosexuelle tenue cachée
et que ce serait en répandant cette rumeur
que Jeanne aurait persuadé les victimes de l'escroquerie,
le long délai écoulé avant la consommation du mariage royal avait déjà fait jaser
et, aux yeux de beaucoup, aurait rendu crédible cette hypothèse,

quoi qu'il en soit, loin de laver l'honneur de la reine, le procès entacha sa réputation
et le public la vit dans le rôle de la coupable,
le cardinal fut jugé non coupable et acquitté, tout comme Nicole Leguay,
le roi Louis XVI l'envoya très vite en exil,
Rétaux de Villette fut déclaré coupable de faux et exilé
ainsi que le comte Cagliostro, la comtesse de La Motte fut déclarée coupable
et condamnée à être fustigée, marquée au fer rouge d'un V qui veut dire Voleuse,
cependant, lors de la flétrissure, la comtesse fut tellement échevelée
que son bourreau lui appliqua le fer sur sa poitrine au lieu de l'épaule,
provoquant ainsi la compassion du public,
elle fut condamnée à être enfermée à perpétuité
à la maison de correction de La Salpêtrière,
elle s'enfuit en juin 1787 et partit à Londres, où elle publia ses mémoires,
racontant ses fausses relations intimes avec la reine,
l'affaire du collier de la reine fut un des nombreux scandales qui affaiblit
sérieusement la monarchie française,
le cardinal survécut à la Révolution et vécut le reste de sa vie en exil,
Rétaux de la Villette termina également sa vie en exil en Italie,
Nicole Legua retourna dans l'ombre et décéda à 28 ans,
le comte Cagliostro fut emprisonné pendant l'Inquisition italienne et mourut en prison,
Nicolas de La Motte, mouche de la police, retourna à Paris le 18.8.1789
et ne fut pas inquiété par celle-ci
(probablement protégé par le lieutenant général de police Jean-Charles-Pierre Lenoir)
alors qu'il avait vendu une partie des joyaux du collier à Londres,
La comtesse de La Motte décéda à Londres en 1791
couvertures:
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