marins de l'Antiquité

série: Histoire (Antiquité)
éditeur: Hachette
auteur: Casson Lionel
classement: biblio714
année: 1961
format: broché
état: TBE/N
valeur: 10 €
critère: **
remarques: les marins de l'Antiquité (the ancient mariners)
explorateurs et combattants sur la Méditerranée d'autrefois

1/ sur la mer, en bateau

2/ début du commerce international
- début avec la navigation égyptienne des pharaons
qui se limitait sur le parcours du Nil et sur la côte orientale de la Méditerranée

>> p. 36 le commerce minoen (1800-1500) en Crète
= première grande puissance maritime
qui durant des siècles assura la police de la Méditerranée
jusqu'à la conquête de la Crète par les mycéniens (1450 BC)
- puis ce fut la puissance maritime des phéniciens
(les ports de Byblos et Sidon)

3/ guerre sur mer
- les premiers navires de guerre furent des transporteurs de troupes,
par la suite arrivèrent les bateaux pirates et les bateaux d'exploration
>> p. 45 les lettres de Tell-el-Amarna = documents uniques sur la marine antique
- victoire maritime de Remses III en 1194
sur les pirates et autres ennemis d'Asie Mineure

>> p. 51 la forteresse de Troie, ce n'était pas une puissance maritime,
mais gardienne des détroits du Pont-Euxin,
première opération amphibie de grande envergure par les grecs d'Agamemnon
>> p. 57 les périodes de navigation, mais pratiquement uniquement en été


4/ pirates et marchands
>> p. 65 le commerce des esclaves était alors très fructueux
>> p. 67 le livre des morts = la bible de l'Egypte
(ensemble de formules écrites sur papyrus et illustrées d’images,
il était censé aider le défunt à réussir son passage vers l’au-delà)

5/ l'aube de l'exploration maritime
>> p. 80 un des premiers voyages d'exploration:
celui de Jason (le guérisseur) sur son navire Argo (le rapide)

6/ vers l'ouest
- en 1000 BC, les doriens venus du nord envahissent le pays des mycéniens,
les phéniciens deviennent alors la puissance dominatrice en Méditerranée
>> p. 90 phénicien du grec phonos = rouge foncé,
de par leur spécialisation dans la teinture des textiles (le pourpre),
les phéniciens étaient doués pour le commerce (troc)
et furent les inventeurs de l'écriture alphabétique
- fondation de Carthage en 700 BC par la reine Didon,
Carthage devint la base des expéditions vers l'ouest

- en 600 BC, la Grèce, constituée d'un ensemble de cités indépendantes,
commence aussi à devenir une puissance maritime
n.b. contrairement aux phéniciens qui n'exploitaient leurs bases
que principalement pour le commerce (sauf Carthage),
les grecs colonisèrent leurs possessions avec des immigrés dont des paysans
>> p. 96 la formation des colonies organisées par les grecs

- en 800 BC, Corinthe et Milet jouèrent un rôle éminent dans la colonisation
a) Corinthe avait une position très stratégique avec des débouchés
à l'est et à l'ouest mais devait entretenir deux flottes,
suprématie en Sicile et dans le sud de l'Italie (la grande Grèce)
avec l'excellent port de Syracuse en Sicile qui fournissait une grande quantitée de blé
>> p. 102 le chemin de terre pour bateaux dans l'isthme de Corinthe
b) Milet eut les plus nombreuses colonies en Mer Noire
(invention de la géographie et de la cartographie par Anaximandre de Milet)
c) la cité de Megare établit une colonie qui sera appelée byzantium
d) les phocéens, de Phocée = ancienne cité grecque d'Ionie (aujourd'hui Izmir)
dépassèrent les premiers le détroit de Gibraltar
et atteignirent la cité de Tartessos (appelée Baetis par les romains,
aujourd'hui Guadalquivir sur la côte atlantique sud de l'Espagne),
ce sont eux qui fondèrent la colonie de Messalia,
premier point de contact avec les populations celto-ligures

mais en 480 BC, Carthage s'imposa au-delà des colonnes d'Hercule
avec le commerce d'étain depuis l'Atlantique
et avec le commerce de l'argent, du plomb et du fer depuis l'Espagne

>> p. 107 nouveau type de vaisseau de guerre
avec plateforme de combat et éperon pointu,
ce qui exigeait une plus grande abilité de manoeuvre
n.b. les pentécontores (50 rameurs) et les triacontores (30 rameurs)
avec le début des rameurs superposés (pont supérieur et pont inférieur)

7/ le rempart de bois (un chapitre très intéressant)
rempart de bois = protection par les vaisseaux
grâce à la construction d'une flotte de guerre
- 480 BC bataille dans le détroit resserré de Salamine
(350 vaisseaux grecs contre 700 des alliés de la Perse)
>> p. 119 description de la bataille de Salamine

- les navires de guerre engagés alors étaient maintenant
des vaisseaux à trois rangs de rameurs (voir croquis ci-dessous)
= trière ou trirème, 38 m de long sur 6 m de large,
les trirèmes pouvaient atteindre la vitesse de 7 noeuds
- banc inférieur = les thalamites = 27 rameurs de chaque côté
- banc supérieur = les zygites = 27 rameurs
- banc supplémentaire supérieur = thranites = 31 rameurs
en tout = 170 rameurs par trirème
>>p. 122/123 description des bancs de rameurs
>> p. 125 l'équipage d'une trirème était le plus souvent constitué
par la classe inférieure des citoyens
(ceux qui ne pouvaient s'équiper à leur frais comme soldats),
le reste devait être loué parmi les peuples de marins,
dans la marine grecque, relativement peu d'esclaves considérés plutôt peu fiables,
la trirème était commandée par le kubernétès (ou triarque),
la durée d'une trirème était relativement courte, guère plus de 20 ans
et il fallait beaucoup d'argent pour entretenir une flotte

- l'infanterie de marine comportait des lanceurs de javelots et des archers,
mais la stratégie principale était de couler le vaisseau ennemi par l'éperonnage,
une manoeuvre délicate, ni trop lent, ni trop rapide
mais si l'éperonnage ne réussissait pas, il fallait faire façe à l'abordage
durant laquelle l'infanterie de marine avait l'avantage
>> deux trirèmes athéniennes célèbres parce que très rapides:
la Paralienne et la Salaminienne

- le désavantage des trirèmes de guerre était son approvisionnement,
qui nécessitait des bases terrestres

- la guerre du Péloponnèse marqua l'apogée de la flotte athénienne,
le déclin de celle-ci commença dès le siège de Syracuse durant laquelle
les vaisseaux ennemis adoptèrent des éperons renforcés
>> p. 138 l'étrange défaite navale athénienne à Aegos-Potamos

8/ les marchands d'Athènes
- en 400 BC, Athènes est devenue le centre grec du commerce maritime
avec son port Le Pirée, les banquiers financent transports et cargaisons
- commerce de l'huile d'olive et du vin
mais le blé devait être importé soit d'Egypte, de Sicile ou de Crimée
- les banques assuraient les risques financiers en l'absence de tout système d'assurance
>> p. 145 l'importance des vents pour la navigation,
un aller-retour en Egypte mettait environ 3 semaines en été
>> p. 146/147 déjà les fraudes au crédit banquier et les plaidoiries de Demosthène
>> p. 151 les métèques étaient des étrangers qui avaient établi à Athènes
leur résidence permanente mais n'avaient pas encore reçu la citoyenneté grecque
>> p. 156 la puissance de Denys, tyran de Syracuse

- nouveaux navires de guerre: les quinquérèmes avec cinq hommes pour chaque rame
- en l'an 400 BC, Scytax établit la première carte maritime
de la Méditerranée (ports, distances, etc)

9/ au-delà des colonnes d'Hercule
>> p. 159 à l'époque où s'effondrait la puissance maritime athénienne,
Pythéas de Marseille appareillait pour un voyage d'exploration dans l'Ocean
dont l'audace et l'étendue ne se retrouveront
qu'au temps des Vasco de Gama et des Christophe Colomb

- en 590 BC, le pharaon Nechao confia à un équipage phénicien une expédition
pour contourner l'Afrique en partant de la Mer Rouge, celle-ci dura trois ans
n.b. les vents et les courants rendent la navigation autour de l'Afrique
beaucoup plus facile de l'est à l'ouest que l'inverse

- un siècle plus tard, un autre voyage d'exploration et de colonisation des côtes africaines
fut entrepris par Hannon de Carthage qui nous est assez bien connu
de par son rapport laissé sur son voyage,
Hannon atteignit probablement le Cap Vert, le Sénégal et la Guinée

- vers 300 BC, Pythéas de Messalia entreprit un voyage remarquable,
il fut le plus scientifique des marins de l'Antiquité
avec ses observations astronomiques et géographiques,
il atteignit de nombreuses régions nordiques dont la Bretagne, l'Irlande,
l'estuaire de l'Elbe (découverte de l'ambre)
et des îles du Nord dont la fameuse île de Thulé,
située à 6 jours de navigation de la Bretagne
(probablement l'Islande ou la Norvège)
- Pytheas détermina la forme de la Bretagne en un triangle de 3:6:8,
il organisa aussi la route de l'étain qui était alors martelé en lingots,
Pytheas avait effectué près de 12'000 km!

10/ l'âge des Titans
- après la mort d'Alexandre le Grand, deux de ses généraux:
Ptolémée et Antigone se firent un nom dans l'histoire de la marine antique,
l'empire d'Alexandre avait aussi créé une nouvelle culture: l'hellénisme

- en 315 BC débuta la plus grande compétition navale de l'histoire antique
entre Ptolémée et Antigone,
les vaisseaux de guerre devinrent de plus en plus grands, des supergalères
(des six, sept, huit, etc, un "treize" par exemple
demandait un équipage de 1800 hommes uniquement pour la manoeuvre)
- le quinquérème classique employait 300 rameurs
et pouvait transporter un contingent militaire de 120 hommes
- développement aussi de la voilure et Demetrius Poliorcète innova
la bataille navale avec de l'artillerie dont les fameuses catapultes enflammées
- Ptolémée II Phidadelphe sortit finalement vainqueur de cette compétition

- mais en 300 BC, une nouvelle puissance navale émergea: Rhodes
qui fit office de policier contre les pirates de la Méditerranée orientale
et qui cherchait aussi à maintenir l'équilibre des forces sur mer
- en utilisant simultanément rames et voiles, les rhodiens créèrent
la triemiolia, une trirème rapide et bien équipée
et les rhodiens tenaient leurs chantiers navals au grand secret,
en outre, les équipages rhodiens étaient formés avec leurs propres citoyens
qui étaient les meilleurs marins du monde

toutefois, par la suite, la puissance naval de Rhodes dut céder la place à Rome

11/ des marins d'eau douce aux seigneurs de la mer
- Rome, puissance terrestre contre Carthage, puissance maritime
- la question sicilienne déclanche la première guerre punique
et contraignit les romains à continuer la guerre sur mer
en construisant une première flotte en 260 BC
en innovant des vaisseaux plus lourds mais bien fournis
avec des équipages fournis par leurs alliés grecs
- les romains adoptèrent toutefois leur tactique terrestre sur leurs vaisseaux
en inventant le grappin-passerelle (corvus)
qui leur permettait de monter à l'abordage
ce qui leur donnait l'avantage grâce à leur infanterie de marine

- dans une première bataille navale à Myles,
les carthaginois subirent une sévère défaite, surtout dûe à l'utilisation du corvus,
plusieurs autres victoires suivirent mais les romains perdirent plus de navires
suite aux tempêtes que dans les batailles,
- Carthage retrouvait un second souffle, mais malgré tout,
la première guerre punique s'acheva par une victoire romaine

- par la suite, la flotte romaine, alliée avec Rhodes, dût se mesurer
à celle de Philippe de Macédoine et Rome s'imposa aussi en Méditerranée Orientale
- peu après, Rome s'engagea en 191 BC dans une nouvelle guerre
contre Antiochus III de Syrie durant laquelle Rome triompha à nouveau de ses ennemis

12/ l'Orient rencontre l'Occident
>> p. 208 un contrat sur papyrus, daté de 150 BC quasi unique, nous révèle
les caractéristiques du commerce dans le monde hellénistique
- développement de la marine marchande avec des vaisseaux
transportant 2-300 tonnes de frêt, les ports sont agrandis et réaménagés,
des cartes du monde connu sont dressées (dont par Eratosthène)
>> p. 211 la marchandise de base du monde antique était le blé,
le papier à écrire du monde antique était le papyrus ou le parchemin,
le papyrus était le plus économique et provenait quasi exclusivement d'Egypte
>> p. 213 de tout temps, les Méditerranéens avaient entretenu des relations
avec l'Inde, l'Arabie et l'Ethiopie
(poivre, myrrhe, encens, ivoire et autres produits de luxe)
>> p. 215 description du port d'Alexandrie avec son phare sur l'île Pharos
construit par l'architecte Sostrate sur ordre de Ptolémée Phidadelphe

- Rhodes était alors une place de commerce internationale importante,
mais en 150 BC, c'est Rome qui devient la maîtresse du commerce,
elle importe alors aussi des esclaves, des produits de luxe (parfums, épices, etc)
et des objets d'art (principalement fabriqués en Grèce)
>> p. 219 le port franc de Delos organisé par les romains commença à supplanter celui de Rhodes
mais en 88 BC, Delos avait déjà perdu de son importance au profit des ports de l'Italie du sud

13/ l'archéologie sous-marine
- en 1900, des plongeurs d'éponge grecs découvrirent l'épave
d'un vaisseau contenant des oeuvres d'art de la Grèce ancienne
dont un instrument nautique, un genre d'astrobale

- depuis lors, des trésors archéologiques furent découverts en Méditerranée,
entre autre des milliers d'amphores,
mais l'archéologie sous-marine ne fut vraiment développée qu'à partir de 1943
par Jacques-Yves Cousteau avec l'invention de son scaphandre autonome ou plongée libre
>> p. 227 description de l'amphore en argile
>> p. 229 l'identification d'une épave avec env. 70'000 litres d'amphores
(chacune pouvant contenir de 20 à 40 litres = env. 2500 amphores)

- l'archéologie sous-marine permit de combler les connaissances
sur les dimensions et les éléments de construction des vaisseaux antiques

14/ les pirates de Cilicie
- dans l'antiquité, la piraterie était une profession que des hommes énergiques
et épris d'aventure embrassaient comme un moyen normal de gagner leur vie
- certains états utilisaient les pirates comme un supplément temporaire à leur marine
(un genre de corsaires de la Renaissance)
- au temps de Rome, les pirates contribuèrent même
à l'invention d'un vaisseau léger et rapide: la liburne = genre de destroyer antique
- les plus célèbres pirates étaient ceux de Cilicie (côte sud de l'Asie mineure),
leur spécialité était le commerce des esclaves (mis à la vente ou délivrés contre rançon)

- en 69 BC, le commerce maritime était à la merci des pirates
et Rome dut réagir en chargeant Pompée de les éliminer
- ce fut une opération grandiose et bien organisée,
un chef-d'oeuvre de stratégie commencé depuis Gibraltar, se dirigeant vers l'est,
l'opération ratissa toutes les régions maritimes jusqu'en Méditerranée orientale,
le nettoyage dura trois mois et la flotte de Rome
continua à faire de la Méditerranée un lac romain

15 Rome, maîtresse des mers
- après César et Pompée, Octave et Marc-Antoine avaient triomphé de Brutus et Cassius,
mais le reste de la flotte était entre les mains de Sextus, fils de Pompée
- Octave fit construire une nouvelle flotte qu'il confia à Agrippa,
celui-ci devint un expert en guerre maritime,
il abandonna le corvus et inventa la catapulte-flèche munie d'un grappin
avec perche et un long filin,
ce qui permettait un abordage dirigé depuis une longue distance
- et à Nauloque en 36 BC, 600 navires se rencontrèrent et le grappin-catapulte l'emporta
- Sextus éliminé, Octave et Agrippa vainquirent la flotte
de Marc-Antoine et Cléopâtre à Actium en 31 BC
- Auguste contrôlait maintenant l'ère maritime de Rome qui allait durer encore 250 ans,
le quartier-général de la flotte était à Misène près de Naples,
une second base était située à Ravenne et on y adjoignit
de petites flotilles stationnées partout en Méditerranée
- n'ayant plus aucun adversaire, la flotte romaine fit fonction de police des mers
>> p. 248/249 description des équipages,
le chef de la flotte était le préfet, le chef d'une escadre, le navarque
et le chef d'un vaisseau le triarque
- les équipages n'étaient que rarement des esclaves mais surtout des sujets de Rome
qui devenaient citoyen romain à la fin de leur engagement (env. 20 ans)

>> p. 249 lettre à son père d'un jeune marin égyptien
affecté à bord du navire l'Athenonice

- il y eut des navires spéciaux pour ramener d'Egypte
les obélisques (jusqu'à 500 tonnes) que les romains aimaient à décorer leur capitale
ainsi que pour le transport d'animaux sauvages pour les jeux du cirque

- le sapin était le bois le plus employé ,
mais pour la coque, c'était le chêne et le cyprèüs ou cèdre du Liban,
le grément normal restait la voile carrée,
mais il y avait aussi le supparum, une voile haute de forme triangulaire
- la vitesse par vent favorable était de 4 à 6 noeuds (8 à 12 km/heure),
la navigation se faisait soit au vent
(du côté où souffle le vent) ou sous le vent (contre le vent)

à noter: la volumineuse encyclopédie de l'Agora par Pline l'Ancien
(son histoire naturelle en 37 livres
est une des principales sources de connaissance de l'Antiquité)

16/ tous les chemins mènent à Rome
- on pouvait faire fortune à l'époque romaine dans le commerce maritime
(mais on pouvait aussi se ruiner)
>> p. 262 description de l'homme de la rue à Rome,
les deux ports de Rome: Ostie et Pouzzoles,
ces ports ne cessèrent de s'agrandir pour faire façe
à l'énorme flot de marchandises qui se déversait à Rome
- deux courants de commerce se détachaient des autres

a) le commerce romain avec l'Océan Indien,
depuis les ports de la Mer Rouge (il fallait au moins trois mois de voyage)
en évitant le golfe persique aux mains des ennemis de Rome: les Parthes,
les occidentaux étaient appelés les Yavanas par les habitants des Indes

b) le service de blé Alexandrie-Rome
pour nourrir une population à Rome estimée à un million d'habitants
(150'000 tonnes de blé par année d'Egypte,
ce qui représentait 1/3 des besoins annuels,
le reste provenant d'Afrique du Nord, Sicile et Espagne
n.b. un groupe de romains parvint même jusqu'aux frontières
de la Chine (166 AC) et à la côte de Malabar

17/une fin et un commencement
- les invasions barbares devaient consommer la ruine du commerce romain
- en 476 l'empire romain d'Occident cessa d'exister,
seul subsista l'empire romain d'Orient à Constantinople
grâce à sa puissance maritime et à une importante innovation:
le feu grégeois (inventé par Callinicos)
qui leur assura la suprématie sur mer contre la nouvelle flotte de l'Islam
>> p. 281 description du feu grégeois
à base de naphte et de poix mais auxquels on ajouta du salpêtre
ce qui causait un mélange explosif
(le feu grégeois était jeté par catapulte ou à l'aide d'un tube de bronze depuis les haubans,
ce fut peut'être le premier lance-flamme de l'histoire, seul moyen défensif: le vinaigre

- les byzantins employèrent aussi un nouveau type de vaisseau: le dromon,
navire peu élégant mais rapide à deux bancs de rameurs,
muni de plate-formes pour les catapultes et autres engins de lancement

- mais avec la conquête arabe de l'Egypte,
le commerce avec l'Ocean Indien fut interrompu
- vers 1100, ce furent les républiques de Gênes et de Venise
qui reprirent à leur compte le commerce de la marine byzantine en Méditerranée
et plus tard, le feu grégeois céda la place au canon de marine

>> un livre très intéressant, bien détaillé et instructif

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